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Bobin – Autoportrait au radiateur

Autoportrait au radiateur par Bobin

Ce que j’en ai pensé:

Autoportrait au radiateur promet une description de l’auteur, un ouvrage sur lequel il pencherait ses pensées et sentiments. Malheureusement ce que j’en ai pensé déjà après quelques pages c’est qu’il s’agissait là d’un écrit emprunt de naïveté mais sans aucune finalité, des phrases sont exposées les unes derrière les autres, sans but aucun et la pensée n’est jamais approfondie.

L’auteur donne l’impression d’écrire par obligation, quelques mots par jour, sans aucun sens déterminés, juste pour les poser. Tout assembler, faire un livre, le vendre parce qu’il est Christian Bobin.

Il trahit le lecteur avec un titre qui laisse croire à une sensibilité, à une philosophie et une exposition au grand jour de son esprit. Mais non! Le lecteur est berné, trahit, par un livre d’imposteur, par un écrivain qui fait semblant. Comme si nous irions voir nos idoles de toujours sur scène mais qui ne savent plus chanter ou envoient des doublures, l’effet est le même: Désastreux !!
On se retrouve avec une sorte de poison sur les bras…. Puisque maintenant certains lecteurs tout comme moi, se tiennent obligés de terminer le livre par esprit de finalité, malgré la remarque de la supercherie. Et d’un coup le lecteur ressemble à l’auteur.
Lecture suppliciée page après page, phrase vide après phrase vide. Vide de sens, j’entends!
Ce journal d’après le titre, est censé être un autoportrait, alors je qualifierai l’auteur de lent et d’ennuyeux à souhait. Lorsqu’il est capable de passer plusieurs jours (beaucoup) à écrire juste quatre phrases sur des tulipes prenant le soleil, on comprend que l’auteur nous dit page 15:  » Ma vie est bien plus belle lorsque je n’y suis pas. » Et page 23:  » J’ai parfois envie de mourir comme le petit enfant a envie d’ouvrir son cadeau avant l’heure. » et page 26: « Ce qui fatigue c’est de n’avoir affaire qu’à soi. » et « Mon dieu, délivrez-moi de moi. »
On retient surtout un deuil, une grande solitude (recherchée?), un grand intérêt pour les petites choses. Au final c’est un peu un écrit sur le deuil et le néant de sa vie. Certes très maladroit. La sélection du texte, ce que voit l’auteur, du vide, lui-même, le vide en lui-même et les fleurs semblent insipides et touchent beaucoup moins je pense que s’il aurait tenu le journal de ce qu’il ressent, en exposant ses sentiments. Il y a certes quelques émotions vagues, qui ne transpercent pas le lecteur .Un auteur qui se repose sur ces acquis et succès passés et compte (un peu trop) sur sa notoriété pour ses ventes et l’appréciation du public.
On peut retenir heureusement quelques jolies citations mais ce sont bien les choses que l’on oubliera pas en refermant le livre.

Mes citations préférées: 

- Dans ce qui prétend nous ruiner, grandit notre trésor.

-Finalement je n’aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie – pas celle que l’on subit, mais celle avec laquelle on danse.

Publié dans:Les articles |on 26 novembre, 2016 |Pas de commentaires »
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